Matériaux du decor contemporain
Parce que c’est un sol sain et confortable (il joue un rôle de climatiseur naturel et ne se charge pas d’électricité statique), un cadre vivant (par sa seule présence, il contribue à la décoration d’une pièce avant même qu’elle ne soit meublée), une solution économique (il est durable et après un usage intensif, un simple ponçage le rénove), le parquet consiste en l’une des meilleures formules de revêtement du sol.
Les principales méthodes de mise en œuvre ont les appellations suivantes.
Les lames massives. Utilisant des essences courantes (le chêne, le châtaignier), ce mode de pose concerne surtout les parquets traditionnels. Les lames, posées directement sur solives, sur ou sans lambourdes, adoptent des dispositions différentes : « coupe de pierre », « bâtons rompus », « point de Hongrie ».
Le parquet mosaique.
En châtaignier, chêne ou dans des bois tropicaux, il peut être collé directement sur support ciment, sur une souche couche isolante, sur des panneaux de particules de bois ou sur chape asphalte. Ses décors les plus courants sont le « damier » grand ou courant, la « vannerie » et les « batons rompus » à deux lamelles.
Les panneaux.
« Grande série » ou « décor ancien et marqueterie », on les trouve en chêne et en châtaignier. A poser sur faux planchers ou sur lambourdes et taquets, ils sont surtout Utilisés pour les parquets « à la française » « Versailles », « Chantilly », « D’Aremberg ». Et enfin, destinés plus particulièrement à la réfection des sols, les parquets dits de « recouvrement ».
Il s’agit soit de dalle, soit de lames avec lesquelles on réalise des parquets destinés à être posés sur de vieux sols. Peu épais, poncés ou vitrifiés, on peut les poser la plupart du temps sans colle ni clous. Ils sont particulièrement précieux dans le cas de sols dont la nature ne peut être modifiée (H.L.M. par exemple) car il est ainsi possible de remettre en état les lieux et de les réutiliser ailleurs éventuellement.
Pour conserver un beau parquet, il faut lui donner une belle finition et prendre quelques précautions pour son entretien.
Le vernissage ou vitrification ainsi que la peinture avec des produits spéciaux confèrent une résistance accrue de la surface du bois et permettent tout aspect recherché (mat, satiné, brillant).
L’encaustique et le cirage sont également des procédés nécessaires, mais les cires et les encaustiques doivent contenir une proportion élevée de cire naturelle dure. La nature des solvants utilisés pour leur préparation joue un rôle important dans l’évolution de la teinte du parquet : l’essence de thérébentine, par exemple, à tendance à donner un aspect plus foncé. Faire attention également au ph du produit utilisé : en cas d’acidité trop prononcée, il y a un risque de réaction colorée en surface avec des bois à tanin comme le chêne ou le châtaignier.
Sur un parquet neuf, il est conseillé d’appliquer d’abord deux couches d’encaustique liquide puis deux autres de cire en pâte. Lorsqu’une finition teintée est recherchée, il y a lieu pour obtenir une coloration homogène de procéder à la mise en teinte avant application de la première couche d’encaustique.
Quoique l’on en dise, la majorité des constructions actuelles sont réalisées avec l’intention de les voir durer 20 ans : sur une période normale d’amortissement, le parquet reste sans concurrents dans le rapport "prix/durée".
Dans les constructions neuves, on pose plus généralement un parquet mosaique, de 7mm d’épaisseur, composé de petites lamelles. Préfabriqué en panneaux, il est vite posé. Ces bois sont également utilisables en revêtement mural, sous forme de frisette.
Pour le plancher, les plaques de bois ne doivent pas dépasser 27 millimètres maximum, et 10 pour les murs.
Si le parquet est existant mais laid, on le remplace ou bien on le peint à l’aide d’une éponge, la peinture devant bien imprégner le bois. Spéciale pour sol, cette peinture doit être très souple pour ne pas se fissurer quand le bois « jouera ». En le recouvrant d’un vitrificateur, on lui donne un aspect verni et l’on sauvegarde ainsi la qualité du bois.
Variétés de bois utilisées
Chêne, châtaignier, pin d’Oregon et certains sapins sont employés.
Le chêne : très beau, il est conseille pour le parquet en chevron (point de Hongrie), traditionnel ou façon Versailles.
Plus généralement, on utilise la méthode des lattes parallèles, dite « à joints perdus ».
A cet effet, il existe :
Le châtaignier : très résistant, se teint facilement. De plus, possède la particularité d’éloigner insectes et araignées.
Le wenge : bois sombre (brun foncé) des îles. Très dur, il ne craint pas l’humidité (le parquet de la galerie des Champs Elysées a été fabriqué dans ce bois).
Le pitchpin : veiné, il est très décoratif.
Le noyer : de qualité moyennne, il vieillit néanmoins très bien.

