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Le revêtement mural

Dans ce domaine aussi, les matériaux les plus divers sont utilisés : tissu, bois, carrelage, papier peint, liège, peinture, métal...

LES TISSUS NATURELS

Du plus grossier (toile de jute) au plus sophistiqué (scie), ils sont le plus souvent fabriqués en grande largeur (2,60 m), facilitant ainsi la pose puisque limitant les coutures.

Les toiles de lin : dont les plus célèbres sont celles de CANOVAS, CASAL, DEHESELLE et PIERRE FREY.

Le velours : naturel ou demi synthétique. La moquette : synthétique aussi, elle se colle au mur.

La mousse que l’on trouve maintenant sous certains tissus en fait d’appréciables isolants. Collées sur un support de papier épais, les toiles sont faciles à poser, mais l’isolation est moins bonne et l’aspect moins moelleux qu’une toile tendue.

Utilisation des tissus de décoration

Entrelacs de deux séries de fils, la trame et la chatne, le tissu est un matériau souple à qui l’on fait épouser n’importe quelle forme ; solide également, sa manipulation est infinie.

Dans la décoration, on lui trouve de multiples utilisations : tenture murale, rideau, couverture de canapé et de fauteuil, dessus de lit, abat jour, gainage de meuble, nappe, etc.

Les genres

Plusieurs sortes s’offrent à notre disposition, dont les principales sont :

 les imprimés : qui utilisent les qualités de la toile de coton, plus ou moins épaisse, glacée ou non et dont les motifs sont souvent è fleurs ou géométriques.

les tissus tenture murale : fabriqués dans de la fibranne, du coton, dans un mélange des deux, et dans du lin ; ils se trouvent en petite ou grande largeur.

 les gros tissages : qui nécessitent la qualité de la laine ou celle de plusieurs mélanges entre fibranne, coton, lin, laine et crylor. Leurs motifs sont unis, chinés, géométriques ou à fleurs.

 le genre piqué : qui existe dans un mélange de fibranne et coton à motifs de fleurs ou géométriques.

Les tendances actuelles

Une grande dominante : l’ambiance chaude et confortable que l’on obtient grâce aux coordonnés (motif avec motif, uni avec motif) et aux mariages entre le classique et le moderne.

LES TISSUS SYNTHETIQUES

Souvent moins chers que les naturels, ils n’en ont pas moins le même aspect.

D’ailleurs, il s’agit souvent d’un mélange de naturel et de synthétique (l’acrylique, par exemple).

Le jok : dans un choix de coloris important, toujours très brillants, il se colle ou se tend sur un châssis.

Le skaï : imitation plus ou moins réussie du cuir.

La peau d’Hallouin : très bonne imitation du daim. Elle se pose comme un tissu : avec agrafes apparentes recouvertes d’un galon, ou anglésées avec des baguettes. Elle se fabrique en petite largeur : 1,40 m.

Le molleton : on le trouve aussi naturel, en coton, mais il est alors très onéreux. Synthétique, il est un peu électrostatique et attire ainsi la poussière ; cependant il a un grand pouvoir d’insonorisation. Epais, il cache les défauts du mur.

STRATIFIES ET LAMIFIES

Avec leur gamme de coloris très importante (collés sur papier, en rouleau, brillants ou mats, ils imitent le bois, i’acier, etc.) et grâce à leur grande souplesse d’utilisation, ils peuvent parfaitement recouvrir toutes les menuiserie, appliqués avec de la colle néoprène.

En panneaux, pour leur solidité, on les emploie surtout sur les sols de magasin ou d’exposition (sols très fréquentés). Insensibles à l’eau, à la chaleur et aux brûlures, ils sont pratiques dans une salle de bains, où on leur fait facilement suivre la courbe d’un lavabo, par exemple, toutes les manipulations étant possibles. Cependant, particulièrement glissants, ils sont à déconseiller pour son sol.

LES BOIS

On opte pour la disposition traditionnelle : lattes juxtaposées ou pour des lattes mouchetées dont les rainures sont marquées (lattes à joints creux).

Les bois offrent aussi la possibilité de panneaux (teck, chêne). Larges de 0,80 m x 2,80 m, ils se collent aisément ou se disposent à l’ancienne, dans un cadre de bois mouluré avec panneau à l’intérieur (boiserie).

Ils peuvent se présenter en lattes chinoises, légères, d’un prix moyen, à poser comme un papier peint (teck, acajou, abachi blond...).

Vendus au mètre, on les trouve aussi sous forme de store, en fines lamelles reliées par des fils.

Suivant la nature du mur, les lattes de bois s’appliquent de façons différentes.

Si le mur est humide et dégradé, la solution la plus traditionnelle consiste à les poser sur vaigrage ; ce procédé, permettant la circulation de l’air, laisse le mur respirer. Si au contraire, le mur est plan et sec, la pose peut se faire par collage direct.

Horizontales ou verticales, les frisettes sont un des procédés les plus employés. Pourvues de rainures et languettes sur les quatre côtés, elles peuvent ainsi être assemblées côte à côte ou bout à bout sans aucune perte, c’est pourquoi elles sont avantageuses. Avec ou sans noeud, elles s’accordent avec toutes les décorations modernes ( grain d’orge », « joint droit ouvert », « danois ») ou anciennes (<c mouchette » ou« baguette »).

LE BOIS SUR LES PLAFONDS

De pose facile par clouage ou collage, le bois au plafond a des possibilités d’isolation phonique et thermique. Son seul entretien consiste dans le dépoussiérage. Les bois exotiques font merveille dans cet emploi sapeffi (acajou), Koto (jaune sycomore), Iroko (vieux chêne).