Revêtement : Le Marbre
Aux nombreux coloris, tous les marbres conviennent au sol ; même tendres, ils ont une belle patine. Mais poreux, les projections de graisse leur sont néfastes, aussi ne pas en employer dans une cuisine ; ils conviennent par contre aux salles de bains, aux halls d’entrée. Leurs inconvénients résident dans leur forte résonnance par suite de leur manque de pouvoir absorbant.
En revêtement.mural, on les assemble sur des agrafes (scellés au joint ou polochonnés), celles ci étant noyées dans le plâtre.
LA MOQUETTE
Deux applications possibles : la clouer ou la poser sur un smoothedge (fixations invisibles sans clous apparents).
En laine : elle est vendue en série de rouleaux de 70 cm de large, ou en grande largeur, à la dimension de la pièce (4m et plus).
La poser sur une thibaude (toile feutrée plus ou moins épaisse). Elle isole et donne un aspect moelleux. Les aspérités et poussières du sol ne remontent plus.
Si l’on pose la moquette sur un plancher en mauvais état, intercaler sous la thibaude des plaques d’isorel agrafé ou un solide carton. Sur un support dur (ancien carrelage par exemple), faire un ragrérage : couler du ciment liquide (vendu en bidon) qui bouchera les fentes et les trous ; il s’étend et se solidifie en 24 heures. On peut ensuite y coller la moquette.
A motifs, tissée à des hauteurs différentes, la moquette possède un grand choix de couleurs et de dessins.
En nylon : (orlon, crylor...), lavable et antimites, elle présen+e souvent l’inconvénient d’être électrostauque.
En poil de vache : moins coûteuse, c’est un mélange de fibranne et de poils d’animal : elle est résistante mais le choix est limité.
En fibre végétale : (sisal, coco...), elle est bon marché et résistante. Vendue dans des largeurs de 0,60 m à 1 m, elle se fixe de la même façon. On la trouve teinte dans tous les coloris.
Sisal : herbe tressée provenant du Mexique ; on l’utilise tendue sans support. Son grand inconvénient consiste dans le fait que la fibre s’écrasant, le tapis s’étend et qu’il devient nécessaire de le retendre. Il est à déconseiller dans un escalier. On le trouve également préparé avec une trame caoutchoutée dessous ; il est alors collé sur un support dur, sans thibaude.
Coco : c’est un matériau rustique utilisé pour les sols très piétinés (dans les magasins ou les expositions, par exemple). Ne possédant pas de thibaude, la poussière passe au travers ; il est pratiquement inusable.
LE LINOLEUM
En rouleau, dalle, carpette, uni ou imprimé, il permet des décorations variées.
S’il est posé sur un sol parfaitement plat, et à cette seule condition, il sera d’une solidité durable. Pont obtenir cette surface plate, on peut le poser sur une thibaude ou sur des plaques d’Isorel, fixées au sol.
Toute une gamme de couleurs et de prix est offerte.
LES REVÊTEMENTS PLASTIQUES
En dalle, rouleau, lé, colorés dans la masse, ils sont pratiquement inusables ; montés sur une sous couche, ils donnent une bonne isolation. Leur choix extrêmement varié permet toutes les combinaisons décoratives possibles, leurs prix sont raisonnables.
Les dalles se posent à chaud, au chalumeau, avec une colle appropriée ; certaines sont autocollantes. Il est impossible d’en revêtir un parquet traditionnel sans retirer les lambourdes ; poser alors de la pouzzelane (avantgrain) très légère et isotherme.
Les poser sur un treillage céramique servant de coffrage (francer), recouvert d’une forme de béton de 4 à 5 cm.
Les rouleaux : les poser avec de la colle à froid ; les lés se joignent entre eux à l’aide de bandes adhésives, placées dessous.
La bonne étanchéité des revêtements plastiques les rend particulièrement pratiques dans une salle de bains ; pour tout autre emploi en remplacement de la moquette, préférer les marbrés ou imprimés aux unis, car ils sont salissants.

