Rubriques

Meubles de style
Meubles régionaux
Styles étrangers
Mobilier contemporain
Eléments du décor
Matériaux du decor contemporain
Organiser l’espace
Le décor et ses Matériaux
Aménagement de pièces
Le decor composite
Nature dans la maison
L’objet dans le cadre de vie
Intégrer les objets usuels
Actualités
Accueil du site / Les revêtements de style et leur évolution jusqu'en 1925

Les revêtements de style

A chaque époque correspondent une matière, une couleur particulières qui, par la mode, se sont imposées et on traversé le temps, évoluant et se transformant selon les besoins de chacune des époquées traversées.

Le tapis, par exemple, de précieux et rare est devenu accessible sous la forme de moquette ; le tissu a subi, lui aussi, de nombreuses transformations au cours des siècles : les matières synthétiques, la machine.., rendant son emploi plus facile et plus courant.

Les papiers peints, création plus récente, ont remplacé les tissus avec une aussi grande infinité de motifs décoratifs, mais plus aisèment maniables.

Le sol, avec le procédé des carrelages, est devenu plus facilement réalisable et abordable par tous.

Sous Louis XIII, le velours ras, uni, rayé ou imprimé de fleurs, bleu gris, bleu vert, vert, bis ou rouge est, avec le chantoung à gros grain, le lin, le reps de coton, le point de Hongrie, le revêtement le plus représentatif du style. A cette époque, les boiseries recouvrent déjà les murs.

Les tapis sont au « petit point » et rares encore ; les plafonds à caissons en bois décoré ou peints de scènes allégoriques sont réservés à une certaine clientèle aisée ; les sols en carrelage, à quelques exceptions près, sont rustiques.

Aujourd’hui, de nombreux tissus, papiers peints, carrelages reconstituent, en les adaptant, les motifs décoratifs de l’époque ; tendance respectée jusqu’en 1925 et pour les styles de toutes les époques.

Sous Louis XIV le velours est encore apprécié, uni ou frappé de motifs de style mais le damas blanc, le brocart, la paille, le taffetas, la percale à dessins de Perse lui sont préférés. Les sols sont souvent en dallage blanc et noir ou en parquet à dessins, chevrons, Versailles... Les tapis sont somptueux et tout à fait nouveaux : savonnerie, Gobelins, etc.

Les papiers velours d’aujourd’hui peuvent restituer l’atmosphère de cette époque.

La Régence emploie les mêmes revêtements dont seuls les motifs changent ; de plus, apparaissent les soies : vert mousse, tilleul, orangées...

Sous Louis XV, les tissus deviennent plus précieux, plus finement tissés, plus raffinés encore : Indienne, Perse, velours, coton, soierie... Les peintures, comme sous Louis XIV imitent le marbre et se font à « l’essuyé ». Le style Louis XVI apporte de nouveaux revêtements dont la moire ; les soies, plus fines (toile de Jouy), sont très à la mode dans des motifs champêtres. Les tons sont

délicats : cramoisi, blanc, jaune, bleu pale, argent, canelle. Le papier peint apparaît ; les dallages à bouchon sont fréquemment utilisés.

A notre époque, certaines moquettes et papiers peints moirés recréent avec bonheur l’ambiance d’alors, surtout si on les orne de stuc.

Sous le Directoire, on utilise toujours le velours, le taffetas, la soie et les cotons imprimés mais les motifs deviennent plus géométriques et l’on affectionne particulièrement les paysages entourés d’un cadre carré ou en losange. On emploie tous les tons mais spécialement en rayures ; on souligne les plinthes et les corniches de galons.

Aujourd’hui, pour recréer cette atmosphère, poser des papiers peints imitant le bambou.

L’Empire impose le vert profond éclairé de motifs couleur écume ou bleu pâle. Les tissus à motifs mats sur fond brillant ornent souvent les murs ; les rideaux utilisent le taffetas, la soie, le velours et l’on fait souvent appel au galon.

Les tapis sont plus petits, leurs motifs et leurs tons changent.

Le style Restauration est élégant et raffiné ; aux murs, les tissus sont soyeux et moirés.

Le Louis Philippe emploie la Perse, les cachemires et les papiers peints imitant les draperies. Les tapis sont décorés de bouquets colorés sur fond en « caisson » noir ; les plafonds sont peints en blanc.

Le Napoléon III est un style confortable, riche, à l’atmosphère calfeutrée. Les tissus chauds comme le velours sont très employés ainsi que la percale imprimée que l’on tend sur les murs ; on trouve également ces derniers capitonnés de satin et de soie. Les papiers peints apparaissent sous forme panoramique ou de draperie trompe l’oeil. La moquette à décors et le tapis épais, colorés sur fond noir ou crème recouvrent le sol.

A partir de 1900, peu à peu le papier peint et les lambris détrônent les velours, les soies, les cretonnes et les satins. Les motifs décoratifs changent aussi : grands ramages aux couleurs sombres et éteintes, végétaux stylisés. Le mobilier prend ces mêmes formes et est fabriqué dans des bois foncés, l’acajou surtout. On teint les plafonds en blanc et vert pâle et l’on pose sur les sols des moquettes à décor pâle (paysage ou scène aquatique) ou unies.

L’Art Déco. remet en faveur des tissus plus légers, un peu désuets, tels la toile de lin et le coton, colorés unis ou imprimés de motifs géométriques, de thèmes abstraits ou de scènes figuratives : pêche course de chevaux, régate...

La soie, le cuir et la fourrure recouvrent les sièges, mais le tissu n’est plus utilisé pour les murs, ceux ci étant le plus souvent ornés d’un panneau peint à fresque ou à l’huile, représentant des thèmes allégoriques, ou collés de pèpiers peints unis et à motifs géométriques colorés.

On gaine les meubles de cuir, de peau « galuchat » ou on les recouvre de soie brodée sur laquelle bleu, violet et orange se côtoient ; on les laque aussi dans des tons clairs.

On redonne de l’importance aux parquets sur lesquels on installe de petits tapis africains colorés, ronds ou ovales et de la moquette beige, grise ou brune.