Le style Renaissance
Les meubles :
Le lit, est généralement imposant : cadre entièrement sculpté, colonnes en quenouille, ciel de lit mouluré recouvert de tissu tendu, pieds hauts et tournés, chevet formé d’une tapisserie ou d’un carré de soie directement fixés au mur.
Plus tard, vers 1530 1550, le lit est très décoré : chevet en bois peint, pieds formés d’animaux fabuleux, colonnes fortement sculptées.
Accessible par un petit escabeau, il est généralement court et fermé de rideaux.
La table, la plus courante est formée d’un plateau de marbre posé sur d’épais pieds sculptés de motifs mythologiques. Certaines ont un plateau en bois uni à rallonges et des jambages à lourdes arabesques.
Il existe également de nombreuses petites tables à plateau de marbre et colonne centrale sculptée.
Le coffre, meuble extrêmement raffiné, abondamment sculpté ou peint, possède des panneaux ornés de peintures ou recouverts de stuc ; les parois latérales sont munies de poignées d’argent ou de bronze doré sculpté, le couvercle en général est richement marqueté.
Le cabinet, coffre perfectionné aux nombreuses niches et tiroirs, repose sur un soubassement monté sur quatre, cinq ou six pieds hauts et fins. Il est orné de deux vantaux peints ou ornés de stuc.
L’armoire, ne comporte qu’un vantail, peint ou marqueté, environné de sujets sculptés ou de colonnes. Les pieds sont souvent en forme de tête d’animal. L’intérieur est muni de tablettes ou de tiroirs.
La crédence, montée sur des pieds fins, hauts en forme de colonnettes, est formée d’un plateau de bois ceint de sculptures ou de peintures, surmonté d’une corniche sur pilastres. Le meuble est destiné à accueillir les plats prêts à être goûtés avant d’être servis.
Le dressoir, est un buffet proche du buffet Henri ii à deux corps séparés par une ceinture à deux ou trois tiroirs, orné d’une corniche à oves ou palmettes. Les vantaux qui le ferment sont peints ou largement marquetés.
Le modèle le plus répandu parmi les sièges est la « chaise paillée », siège rustique formé d’un siège rectangulaire, de quatre pieds tournés et d’un dossier à quatre ou cinq barreaux. La « chaise à bras » est en fait un fauteuil monté sur quatre pieds en colonnes, au plateau rectangulaire ou trapézoïdal souvent rembourré et recouvert de tissus précieux.
La « chaise vénitienne » est recouverte de velours brodé, formée d’un demi dossier porté par des montants sculptés, ornés de toupies ou de petits sujets.
En forme de X, la « chaise savonarde » est un siège pliant, fortement inspiré des modèles antiques.
La « chaise escabeau » est caractérisée par son dossier en triangle, plein et sculpté, son plateau souvent octogonal, ses lourds jambages aux panneaux également sculptés.
Généralement imposant, le « fauteuil » est un siège haut, formé d’un dossier rembourré, d’accotoirs larges et enroulés, de quatre pieds à colonnes réunies par des entrejambes et munies d’un petit tabouret.
Enfin, la « cassapanea » est une sorte de coffre agrémenté d’un dossier plein et orné, de deux accotoirs et d’une façade lourdement sculptée.
LES MATÉRIAUX
Le chêne est peu à peu détrôné par le noyer, le tilleul, le frêne, le cèdre et l’ébène. Le bois, le houx ou l’amandier apparaissent dans la marqueterie et les incrustations.
Le marbre blanc cassé ou vert pâle est largement utilisé ainsi que le stuc alors composé de colle, de plâtre et de briques pilées.

