Les marchés aux puces
C’est la plus grande des salles des ventes françaises. L’hôtel Drouot est situé à Paris, au 6 de la rue Rossini, dans le 9ème arrondissement. Cet hôtel est célèbre pour les excellentes ventes qui y ont été faites. Les expositions, souvent remarquables, sont d’un grand intérêt pour tous ceux désirant accroître leurs connaissances en meubles et objets anciens.
Les objets mis aux enchères sont tout d’abord exposés, la veille ou le matin de la vente, dans différentes salles ouvertes à tous les publics. Les enchères ont lieu l’après midi et, c’est au cours de celles ci que rivalisent les collectionneurs, les antiquaires et tous les professionnels.
Tous des habitués, ils se connaissent fort bien et peuvent prévoir à l’avance le sort des enchères. A moins d’être un acheteur averti, il est extrêmement risqué de vouloir acheter et faire des affaires à l’hôtel Drouot. Il est nécessaire d’assister très souvent aux enchères de Drouot, avant de pouvoir comprendre les règles psychologiques et commerciales de ce jeu plutôt dangereux.
LES MARCHES AUX PUCES
Sous la forme d’un immense marché, c’est là que se réunissent les commerçants les plus divers. Tous ne sont pas des professionnels et tous ne vendent pas des antiquités.
Le marché le plus connu est situé au nord de Paris, Porte Cignancourt à Saint Ouen. Reconnu comme le plus grand du monde, il est constitué de plusieurs petits marchés avec chacun sa spécialité Biron, Paul Bert, Malik, Jules Vallès, et Vernaison. Il est ouvert le samedi, le dimanche et le lundi. Au marché Biron, se trouvent les antiquaires qui, pour des sommes souvent très élevées, offrent des meubles anciens de qualité. A Paul Bert, se sont installés les brocanteurs qui vendent une marchandise plus diversifiée, mais non dénuée d’intérêt. Malik est sans intérêt pour les « fouineurs » de meubles, puisque depuis quelques années déjà, il n’accueille plus que les jeunes à la recherche de « fripes » d’antan.
Comme pour les achats en salle des ventes, aux Puces, il est nécessaire d’observer certains principes.
Savoir avant tout que les meilleures affaires se font très tôt le matin et par mauvais temps. Très tôt, parce que les plus belles pièces n’ont pas encore été raflées par les grands antiquaires, qui viennent souvent s’approvisionner chez les marchands des Puces. Par mauvais temps, parce que l’es marchands, comme quiconque, craignent la pluie, la neige et le froid ; ils préfèrent donc liquider au plus vite, et pour ce faire, pratiquent des prix intéressants.
Ne pas oublier qu’ici l’on marchande beaucoup et il est rare d’y voir un acheteur payer, sans avoir préalablement discuté longuement le prix. Il faut marchander le plus souvent possible afin de mettre au point une technique adaptable à la personnalité du marchand. C’est le soir, juste avant la fermeture du stand, que le marchand accorde les rabais les plus importants, préférant ne remporter qu’un minimum de marchandise.
Outre le marché aux Puces de Saint Ouen, on peut également aller « chiner » au marché de la Porte de Montreuil, à celui de la Porte de Vanves, à Bicêtre, etc.
Ces marchés, ouverts un peu partout sur la périphérie et même dans Paris, sont loin d’avoir l’envergure du marché de Saint Ouen. Ils s’étalent généralement sur les trottoirs formant un mélange hétéroclite de fripiers, brocanteurs et ferrailleurs de tout acabit. Si l’on est poussé par un irrésistible désir d’acheter du « vieux » sans réelle valeur, mais ayant du « caractère », c’est dans ce genre d’endroit qu’il faut conduire ses pas. Si, de plus, on est un peu bricoleur, c’est alors l’aubaine. En effet, les meubles vendus sur ces marchés ne sont jamais retapés mais présentés tels quels, en bon ou mauvais. Avec beaucoup de flair et des talents de tapissier ou d’ébéniste, on fera de réelles bonnes affaires.

