LES ANTIQUAIRES
Mettons fin dès maintenant à un préjugé qui veut que l’on se méfie de tous les commerçants de meubles anciens. Si ceci est vrai pour une certaine catégorie de ces commerçants, c’est faux en ce qui concerne les véritables antiquaires. En effet, ces spécialistes des oeuvres d’art ne peuvent se permettre de perdre leur réputation, en trompant un client sur l’authencité d’une pièce. C’est donc en toute confiance que l’on pourra les consulter.
Comme un médecin ou un avocat, l’antiquaire se choisit également en raison de sa spécialisation, preuve d’une expérience certaine dans un domaine particulier. La spécialisation peut concerner une époque ou une catégorie d’objets. Un spécialiste du XVIIe siècle, par exemple, vend aussi bien des meubles que des objets ou des tableaux de cette époque. Un spécialiste en porcelaine, par contre, ne vend que de la porcelaine, sans tenir compte ni de l’époque ni du pays d’origine.
La grande compétence de l’antiquaire lui fait souvent acquérir le titre officiel d’expert auprès des tribunaux. Chaque pièce vendue par lui a une origine connue et est remise en état dans les règles de la profession et le respect du travail original.
La présentation des meublas chez l’antiquaire est, elle aussi, un signe qui le différencie d’autres commerçants moins prestigieux. Les meubles, généralement replacés dans un décor d’ensemble, de conception ancienne, peuvent aider l’acheteur pour la décoration de son propre intérieur.
Tout ceci, bien sûr, n’est pas sans une contre partie située, comme l’on s’en doute, au niveau des prix. Les tarifs très élevés pratiqués par l’antiquaire sont la rançon de la perfection. L’antiquaire n’est, en effet, entouré que d’experts, d’ouvriers d’art, de transporteurs et d’installateurs spécialisés.
C’est à ce prix que l’on a la garantie d’authenticité d’une pièce acquise chez un antiquaire. Savoir que l’on peut exiger de lui une garantie explicite, figurant sur la facture. Celle ci doit comporter la désignation de l’achat et son prix de vente.
La garantie d’authenticité ainsi délivrée engage sa responsabilité et cela, pendant trente ans. Il peut également fournir un certificat d’authenticité signé par un expert spécialisé ou par un historien d’art, ceci en complément de sa garantie personnelle.
Si l’antiquaire indique que la pièce achetée a figuré dans une collection ou est passée dans une vente publique, sous telle ou telle désignation, il engage également sa responsabilité personnelle, et en c d’erreur ou de fraude, c’est à lui que l’on demandera réparation. Toutes ces garanties ne pourront être données ni par un brocanteur, ni par un marchand des Puces et encore moins par un ferraffleur.

